Jeudi 4 juin 2009
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Le massacre de Tienanmen en juin 1989 a représenté une défaite du combat démocratique et progressiste et une victoire du régime réactionnaire.
La chute du Mur de Berlin, 6 mois plus tard, vint souligner l'amertume de ce revers.
C'est cette mémoire de la révolte écrasée que la dictature prétendument communiste veut éradiquer.
Elle empêche toute commémoration et même toute évocation des événements.
Elle a expulsé de Pékin les familles qui recherchent leurs enfants disparus depuis 20 ans, les militants des droits de l'homme, les défenseurs des malades du Sida, les « avocats aux
pieds nus » qui défendent les salariés.
Cette volonté d'éradiquer toute mémoire historique, tout retour sur Tienanmen, montre aussi à quel point le régime est basé essentiellement sur son appareil répressif et sa
propagande.
L'utilisation de la peine de mort par une justice aux ordres aboutit au massacre de plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année.
La récente exposition « Our Body » composée de cadavres issus de ces mises à mort et revendus a heureusement été interdite ici, mais continue d'exposer ces corps suppliciés à travers le
monde.
Le parti unique, machine d'oppression qui se prétend communiste, a mis en place un capitalisme violent et empêche en même temps toute organisation des salariés. Les campagnes sont soumises à
l'arbitraire des potentats locaux du parti.
Ce pays, qui a lui-même subi l'impérialisme et le négationnisme japonais, est soumis à une intense propagande chauvine organisée et financée par le pouvoir, notamment sur
Internet.
Le régime opprime et au besoin massacre la population tibétaine et ouïgoure.
A l'extérieur, il soutient les régimes les plus réactionnaires et leur fournit l'armement nécessaire à leur maintien : ainsi le régime sri lankais bénéficie d'une aide politique et
militaire qui lui a permis d'écraser la rébellion. (voir notre article Sri Lanka : ONU silencieuse, régime impuni. ). C'est le
cas aussi de la junte militaire de Birmanie et de la Corée du Nord
Le régime khmère rouge a été soutenu jusqu'à la fin, y compris dans ses pratiques exterminatrices. En Afrique le régime soudanais est aidé, malgré ses crimes au Darfour. Ces alliances
scélérates ne datent pas d'aujourd'hui: Mao lui-même avait reçu en grande pompe Nixon à Pékin en janvier 1972 alors que le Vietnam voisin subissait les bombardements commandés par ce même
Nixon.
La droite française adore le régime chinois et lui trouve toutes les excuses possibles. Les contrats passent avant tout autre considération. Raffarin, Chirac, Sarkozy ont fait assaut
d'obséquiosité à l'égard des hiérarques de Pékin et ont loué sa « démocratie" si particulière.
Mais a gauche aussi on trouve aussi des JL.Mélenchon qui partent en guerre contre la révolte tibétaine et un parti communiste qui a longtemps tergiversé à rompre avec ce régime.
MEMORIAL 98
Par memorial98
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