Dimanche 6 juin 2010
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La condamnation de B.Hortefeux pour injure raciale met fin au volet juridique de son impunité. On se souvient qu’avec l’aide de quelques acolytes (dont l’ancienne
direction de la LICRA, heureusement remplacée depuis, voir nos articles Hortefeux : le retour du refoulé et Stéphane Guillon: bravo! ) il avait tenté de maquiller en mauvaise blague les propos insultants et xénophobes
tenus à l’Université d’été de l’UMP.
La question désormais posée est celle de son impunité politique : pour la première fois un ministre est jugé et reconnu coupable pour un acte
infamant, contraire à toute morale et à tout discours civique.
C’est le même qui prétendait, il y a quelques semaines, déchoir de la nationalité française, l’époux de la femme nantaise portant le niqab.
La défense de ses collègues et de Fillon est sans surprise bien que grotesque : Hortefeux serait un brave homme, républicain dans l’âme, pas raciste pour
un sou.
Mais c’est exactement l’inverse de ce que vient de décider le tribunal, fort indulgent par ailleurs en acceptant de ne pas condamner la tenue publique des propos
incriminés.
Le principe de base de tout état de droit est qu’on juge les actes.
La défense de B. Hortefeux par Julien Dray ou M. Charasse révèle avant tout la dérive politique et morale de ces deux opportunistes venus de la gauche et qui se
prêtent souvent aux manœuvres du pouvoir en place.
Ce gouvernement agit décidément de manière à détruire tout sens civique, tout contre-pouvoir et toute autorité publique qui ne soit pas basée sur la force brute ou
la compromission.
Son acharnement à supprimer le poste de Défenseur des enfants, coupable notamment de défendre les enfants de sans-papiers, en témoigne à nouveau.
Sarkozy est au plus bas dans les sondages ; seul un tiers des sondés lui fait confiance.
Est il supportable de subir la poursuite de son œuvre de destruction des acquis sociaux, de la laïcité, des libertés publiques et de voir
quotidiennement bafoués les principes démocratiques ?
MEMORIAL 98